vendredi 29 février 2008

Mizoguchi

29 02 2008

le dernier plan du dernier film de mizoguchi "la rue de la honte". Cette jeune fille qui débute dans son métier de prostituée là où Mizoguchi achève son travail de cinéaste. La beauté de ce signe d'interpellation timide adréssé à un client, cette hésitation pudique . Le visage reste sur le seuil à moitié caché par le cadre de la porte. Ce signe parait nous etre aussi adréssé dans le hors champ où nous nous tenons virtuellement. Interpellation du cineaste à un spectateur-client mais peut etre à sa conscience critique. Il nous pointe le devenir marchandise de la femme et de l'image. Mais en meme temps le jeu subtil d'un montré caché toujours en jeu dans l'apparaitre. Sa fragilité pulsatile à la frontiere de sa disparition. L'image cousue à son fantome. En ce sens cette derniere image; cet appel est aussi un signe d'adieu.

Fontana

29 02 2008

Evocation de Fontana. Premieres reflexions de Jack.

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Jack

29 02 2008

Jack se mobilise , se fait moteur de lui meme, se projette comme projectile, trace dans l'écriture. Il s'éfforce, s'éfarce, s'éfface de s'habituer à écrire. Ses cris il les tait dans ces mots posés là noir sur blanc... S'habituer à l'écrit. Tenter de s'habiter peut etre , de s'abriter dans cette tente déjà hantée par le désert. S'habituer à une sécrétion. Cette part liquide de l'écriture, son départ, l'encre délestée de tout ancrage, le sang en guise de signature. Le sperme sans doute. Produire par une semence. Sémantique? Un tic de plus? Toujours un tic en plus puisque forcement dans la répétition... La ligne rompue de l'écriture( fatiguée déjà ?). Une arabesque séparée par des blancs. Existe t'il une écriture sans cet espace entre les mots. Le vide est inherent aux choses , elles n'arretent pas d'y tomber et d'y rebondir. La langue fonctionne par découpe par construction d'éléments discrets ( tellement pudiques qu'ils finissent par disparaitre dans l'infiniment petit) ouvrant ainsi à une combinatoire. Ses espaces vides lui permettent de reprendre souffle. Qu'en serait il d'une parole ininterompue comme d'une ligne d'écriture sans césure. Difficile à avaler comme un serpent qui se mord la queue et s'étend à l'infini.Irrespirable. Fil d'une écriture qui tenterai d'enserrer le monde d'un seul mouvement continu. Le texte renvoie au tissage et sans doute au filet. Il est au prise avec la capture. Le tissage, l'ouvrage. L'ombrage peut etre! L'homme se recouvre du texte comme de son vetement le plus chair. Il se couvre pour affronter la froideur du monde.