jeudi 13 mars 2008

Détachement

13 03 2008

Le détachement. Jack vient d'attraper ce mot dans un ouvrage qui traite de philosophie zen. Il espere qu'il ne vient pas de contracter une maladie.Se détacher. Prendre de la distance avec les autres. Est ce à dire que l'on peut se tacher à cotoyer des gens? La tache peut etre "de se soucier de"...Une tache trop lourde ou indélébile. Les rapports sont salissants ou du moins compromettants. Affection, infection. Il y a trop de danger à souiller sa solitude au contact de l'autre. O Solitude :de Pourseul. Et pas pour celle... Le chant rassemble dit on, alors déchantons! Chanter, déchanter, désenchanté. Il n'existerait plus qu'un seul émoi:" et moi ,et moi, et moi". La distance lave plus blanc! Le propre c'est du propre! Jack se lave les mains de tout. Il comprend enfin le "lien" entre propriété et propreté. S'approprier. Sa propreté privée...de tout. Se faire propre. Seul ou sale,tu choisis!

mercredi 5 mars 2008

ce jeu

05 03 2008

Ce jeu de verticales et d'horizontales de sa fenetre.La lumiere crue et nette de l'hiver s'accorde bien avec cette géométrie.. Elle découpe les choses à vif. Le froid clair du dehors transparait dans le reflet de la vitre. Le ciel se tient à distance. Respect! Jack se souvient de la lumiere de son été et de ses irrisations. Il reve à celle flottante du printemps.

vendredi 29 février 2008

Jack

29 02 2008

Jack se mobilise , se fait moteur de lui meme, se projette comme projectile, trace dans l'écriture. Il s'éfforce, s'éfarce, s'éfface de s'habituer à écrire. Ses cris il les tait dans ces mots posés là noir sur blanc... S'habituer à l'écrit. Tenter de s'habiter peut etre , de s'abriter dans cette tente déjà hantée par le désert. S'habituer à une sécrétion. Cette part liquide de l'écriture, son départ, l'encre délestée de tout ancrage, le sang en guise de signature. Le sperme sans doute. Produire par une semence. Sémantique? Un tic de plus? Toujours un tic en plus puisque forcement dans la répétition... La ligne rompue de l'écriture( fatiguée déjà ?). Une arabesque séparée par des blancs. Existe t'il une écriture sans cet espace entre les mots. Le vide est inherent aux choses , elles n'arretent pas d'y tomber et d'y rebondir. La langue fonctionne par découpe par construction d'éléments discrets ( tellement pudiques qu'ils finissent par disparaitre dans l'infiniment petit) ouvrant ainsi à une combinatoire. Ses espaces vides lui permettent de reprendre souffle. Qu'en serait il d'une parole ininterompue comme d'une ligne d'écriture sans césure. Difficile à avaler comme un serpent qui se mord la queue et s'étend à l'infini.Irrespirable. Fil d'une écriture qui tenterai d'enserrer le monde d'un seul mouvement continu. Le texte renvoie au tissage et sans doute au filet. Il est au prise avec la capture. Le tissage, l'ouvrage. L'ombrage peut etre! L'homme se recouvre du texte comme de son vetement le plus chair. Il se couvre pour affronter la froideur du monde.