vendredi 29 février 2008
Jack
29 02 2008Jack se mobilise , se fait moteur de lui meme, se projette comme projectile, trace dans l'écriture. Il s'éfforce, s'éfarce, s'éfface de s'habituer à écrire. Ses cris il les tait dans ces mots posés là noir sur blanc... S'habituer à l'écrit. Tenter de s'habiter peut etre , de s'abriter dans cette tente déjà hantée par le désert. S'habituer à une sécrétion. Cette part liquide de l'écriture, son départ, l'encre délestée de tout ancrage, le sang en guise de signature. Le sperme sans doute. Produire par une semence. Sémantique? Un tic de plus? Toujours un tic en plus puisque forcement dans la répétition... La ligne rompue de l'écriture( fatiguée déjà ?). Une arabesque séparée par des blancs. Existe t'il une écriture sans cet espace entre les mots. Le vide est inherent aux choses , elles n'arretent pas d'y tomber et d'y rebondir. La langue fonctionne par découpe par construction d'éléments discrets ( tellement pudiques qu'ils finissent par disparaitre dans l'infiniment petit) ouvrant ainsi à une combinatoire. Ses espaces vides lui permettent de reprendre souffle. Qu'en serait il d'une parole ininterompue comme d'une ligne d'écriture sans césure. Difficile à avaler comme un serpent qui se mord la queue et s'étend à l'infini.Irrespirable. Fil d'une écriture qui tenterai d'enserrer le monde d'un seul mouvement continu. Le texte renvoie au tissage et sans doute au filet. Il est au prise avec la capture. Le tissage, l'ouvrage. L'ombrage peut etre! L'homme se recouvre du texte comme de son vetement le plus chair. Il se couvre pour affronter la froideur du monde.